La prostitution

”La petite rue obscure, flanquée des deux côtés d’hôtels aux petits vestibules voilés abritant un laborieux trafic. Deux hommes passent, apparemment intéressés et qui dévisagent les filles, qui les soupèsent, qui les déshabillent du regard”.*

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Le lieu de tous les fantasmes

Ce qui fait unanimité c’est le lieu, propre à tous les fantasmes et toutes les inquiétudes. Continue Reading →

Les Corses

Carco est à peu près le seul à signaler la présence de quelques Corses, d’autant mieux observés que Carco était Corse lui-même, probablement introduit dans le milieu des souteneurs.  Continue Reading →

Autant de lieux, autant de criminalités

La criminalité du centre de Paris tournait autour des boulevards et surtout du faubourg Montmartre. Continue Reading →

Le bagne, le second lieu social

Mieux encore que les faits divers de Montmartre, les récits du bagne mettent en lumière la composition du milieu de Pigalle: ”Il n’y a pas de pègre à Montmartre, la victime, appartenait au même milieu.”* Continue Reading →

Une criminalité de plaisir

Pourtant, certaines histoires sordides semblent d’un autre temps, avec des misérables peu différents de ceux de Victor Hugoou d’horribles mégères proches de celles d’Eugène Sue. Mais la criminalité de Montmartre était avant tout une criminalité de plaisir à laquelle la misère des temps ne change rien: exploitation du plaisir des autres et assouvissement de son propre plaisir. Continue Reading →

Le bal, premier lieu social

Le bal est le décor où le milieu gère son activité la plus rentable: la prostitution. Et c’est essentiellement dans les bals que les agents du préfet Chiappe et ses successeurs opéreront leurs rondes. Deux établissements, à l’autre bout de Montmartre, acquièrent vite une plus grande notoriété que les autres: le bal de la Boule-Noire et le bal du Petit Jardin, théâtres de nombreuses violences, d’arrestations retentissantes. Continue Reading →

Le Milieu

Le renouvellement et l’accroissement de la pègre montmartroise résultent aussi de l’afflux de population provinciale dans l’après-guerre qui n’appartient pas au monde criminel, mais qui, souvent, finira par y tomber. À ces premiers effectifs s’ajoutent bientôt deux autres catégories de jeunes: les enfants de divorcés de l’après-guerre et les enfants de l’Assistance publique*. Continue Reading →

Les malfaiteurs étrangers

Les malfaiteurs étrangers occupaient la première place dans la criminalité. ”Pour la plupart des Orientaux, des Levantins ou des neutres, munis d’ailleurs de permis de séjours réguliers”*. Continue Reading →

De la pègre au milieu

La délinquance se définit par rapport aux normes sociales en vigueur dans une société et une culture données. Le terme ”pègre”, utilisé dès le milieu du XIXème siècle, est un mot que l’on crachait, comme une insulte. Les journalistes attentifs aux bas-fonds parisiens parlèrent de ”milieu”. Continue Reading →

Les cambrioleurs mondains

Le cambrioleur mondain intervient dans les faits divers de ce site privilégié de la fête. Une dizaine d’années avant l’Arsène Lupin de Maurice Leblanc, on assiste à l’apparition des cambrioleurs mondains dont le soudain développement est en relation avec les splendeurs de Blanche et de Pigalle.  Continue Reading →

La criminalité et la Grande Guerre

Plus que les ”femmes”, la pègre du quartier, durement éprouvée par la mobilisation de la Grande Guerre, reconstitue ses effectifs. Les anciens, pour la plupart toujours au front, viennent en permission. ”Quatre civils étaient attablés avec des militaires. On parla des ennuis du métier, des avantages qu’ils auraient à déserter.”* Continue Reading →

L’homme aisé, la belle fille et le bandit

Pourtant, on se demande où étaient passés les malfaiteurs français, leur activité était moins grande, à Montmartre, que celle des nouveaux venus.
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L’élégance de l’assassin

Autre classique du genre, l’assassinat, dont les coupables sont des personnages élégants: chapeau melon, pardessus, souliers vernis, fine moustache, un doux parler, de bonnes manières, de la gentillesse, du charme. Continue Reading →

Dans le paysage nocturne de Montmartre, les militaires, surtout les matelots et les légionnaires, ont toujours occupé une grande place avec le danger qu’ils créent, inséparable de leur plaisir. Continue Reading →

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La mise en place

Les faits divers de Montmartre confirment l’importance de la violence, mais doivent être replacés dans le cadre du Paris criminel de la fin du XIXème siècle et du début du XXème et comparés à ses principaux décors, le centre et les beaux quartiers, la périphérie et les barrières.

La clôture

Le champ était un terrain de manœuvre pour les rôdeurs et les attaques de passants fréquentes en toutes saisons. Les gens du coin l’appelaient ”le champ” ou la ”clôture”. Continue Reading →

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La “frontière“ entre crime et plaisir

Malgré l’avènement du Montmartre du plaisir à proximité des quartiers et malgré son influence que l’on devine, ces trahisons conjugales et ces histoires de jeunes filles qui tournent mal, ces ménages, que les faits divers mettent en lumière, ne diffèrent guère de ceux que décrivait Zola*. Continue Reading →

La réalité de la Chapelle

La réalité, c’était ces crimes, ces victimes, ces coupables que Mac Orlan et ses amis percevaient à peine et transformaient en image poétique. Mais la réalité n’est guère poétique dans le Montmartre de cette époque. Continue Reading →

La réalité dangereuse de la zone

Plus profondément encore dans la nuit, aux marges extrêmes de La Chapelle et de La Villette, et non moins essentiels à ses plaisirs, les espaces désolés de ce qu’on appelait la zone. Continue Reading →

Le crime à Montmartre, une vision normative

Mon postulat est que le crime constitue un phénomène de société dont la définition même implique, en même temps et de façon indissociable, une part normative d’ordre culturel, politique, économique et social. Continue Reading →