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Après la défaite de Sedan

Posted on 12 octobre 2012

Les promoteurs du Voeu national ne veulent qu’un ”pouvoir christianisé, expression d’une France encore chrétienne ou en train de le devenir davantage”*, à partir des fautes de la France de 1870, ils se sont mis à la recherche des péchés du passé.

La politique de Napoléon III est le signe d’un ”règne absurde et corrompu” qui aboutit aux malheurs de l’Eglise et de la France. Et aux rapports de l’Église et des États modernes, s’ajoutent les problèmes sociaux et économiques,symbolisés par la fête impériale, se traduisent aux yeux des membres de la Société Saint-Vincent-de-Paul par un déni des pauvres (Charles Rohault de Fleury s’occupera, à Montmartre, vers 1870, d’une section liée au non-respect du repos du dimanche et des blasphèmes, dite de la Sainte Face). Et face aux armées garibaldiennes, la France a péché en ne défendant pas le pape. ”Et comme ce péché de blasphème s’étend sur toute la France est public, il faut que cette réparation s’étende sur toutes les villes de France et soit publique. Malheur à celles qui ne feront pas réparation! […] Là est son salut!”*

Concernant, la France impériale comme en son temps la France révolutionnaire oublie, pire, renie son baptême. Legentil écrit que la France est une apostate et les Français, des apostats: ”Le Christ et Dieu ont été sacrifiés aux idoles de toujours, la richesse par exemple”. Le Voeu National pour le salut de la France, sanctifiée et saine, assume sa fonction auprès de l’Église et du pape. Il lui faut un sauveur. Elle ne peut par ses propres moyens se sortir de ses péchés contre Dieu.

*”Les longues listes de souscription dans le Bulletin du Voeu national attestent le caractère populaire de cette dévotion la construction du Sacré-Coeur où l’élan simplement chrétien l’emporte de beaucoup sur les préoccupations monarchistes.” Roger Aubert, Le pontificat de Pie IX, page 465, Séminaire de Malines, 1952.

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