La prostitution

”La petite rue obscure, flanquée des deux côtés d’hôtels aux petits vestibules voilés abritant un laborieux trafic. Deux hommes passent, apparemment intéressés et qui dévisagent les filles, qui les soupèsent, qui les déshabillent du regard”.*

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Le lieu de tous les fantasmes

Ce qui fait unanimité c’est le lieu, propre à tous les fantasmes et toutes les inquiétudes. Continue Reading →

Les Corses

Carco est à peu près le seul à signaler la présence de quelques Corses, d’autant mieux observés que Carco était Corse lui-même, probablement introduit dans le milieu des souteneurs.  Continue Reading →

La crise et la libération des femmes

Le chômage, la misère apparaissent avec la crise en France, en retard de deux ou trois ans sur celle des États-Unis* À l’occasion des grands scandales financiers des dernières années de prospérité, il est presque toujours question de Montmartre. Continue Reading →

La troisième fête

”Dès avant la guerre, on pouvait discerner un grave détraquement des mœurs, assister à une sorte de glissade en musique vers la coucherie pour le plaisir de ”couchotter”… Frères et sœurs qui dansent ensemble – la légèreté des robes permet tous les contacts – donnent l’impression de pratiquer l’inceste coram populo…”Cultivées dans les bouges des ports, ces danses étaient, pour matelots en bordée, une préparation violente à l’acte physiologique inutile. Il faut déplorer ces danses de rut à une époque où l’abcès vénérien est, en France, le plus grand mal physique.”* Continue Reading →

Une criminalité de plaisir

Pourtant, certaines histoires sordides semblent d’un autre temps, avec des misérables peu différents de ceux de Victor Hugoou d’horribles mégères proches de celles d’Eugène Sue. Mais la criminalité de Montmartre était avant tout une criminalité de plaisir à laquelle la misère des temps ne change rien: exploitation du plaisir des autres et assouvissement de son propre plaisir. Continue Reading →

Le cirque Médrano

Le seul spectacle qui mérite leur déplacement est celui du cirque Médrano pour les clowns et les acrobates, numéros qui font partie du snobisme du Tout-Paris et pour des raisons diverses. Continue Reading →

Le bal, premier lieu social

Le bal est le décor où le milieu gère son activité la plus rentable: la prostitution. Et c’est essentiellement dans les bals que les agents du préfet Chiappe et ses successeurs opéreront leurs rondes. Deux établissements, à l’autre bout de Montmartre, acquièrent vite une plus grande notoriété que les autres: le bal de la Boule-Noire et le bal du Petit Jardin, théâtres de nombreuses violences, d’arrestations retentissantes. Continue Reading →

Le Milieu

Le renouvellement et l’accroissement de la pègre montmartroise résultent aussi de l’afflux de population provinciale dans l’après-guerre qui n’appartient pas au monde criminel, mais qui, souvent, finira par y tomber. À ces premiers effectifs s’ajoutent bientôt deux autres catégories de jeunes: les enfants de divorcés de l’après-guerre et les enfants de l’Assistance publique*. Continue Reading →

Les mondanité est les loisirs populaires

Le beau monde qui a toujours joué un rôle dans Montmartre se fait plus rare. ”Il est un point de la vie de Paris qui la différencie de toute autre ville d’Europe et complètement de toute grande cité américaine, c’est que tout y est concentré dans un milieu, un milieu unique… Il semble qu’à Paris, chaque état de la société, chaque classe, chaque chapelle d’esprit ait délégué quelques membres à une sorte d’États généraux; une chambre du plaisir et du savoir. Continue Reading →

De la pègre au milieu

La délinquance se définit par rapport aux normes sociales en vigueur dans une société et une culture données. Le terme ”pègre”, utilisé dès le milieu du XIXème siècle, est un mot que l’on crachait, comme une insulte. Les journalistes attentifs aux bas-fonds parisiens parlèrent de ”milieu”. Continue Reading →

Le réalisme poétique

Point de départ d’une nouvelle étape de ce récit. En ce début du XXème siècle apparaît ”le romancier montmartrois”: Roland Dorgelès. Il s’installe à Montmartre et mène une joyeuse vie avec ses amis Carco et Mac Orlan. Ensemble, ils donnent une autre image de Montmartre. Continue Reading →

La seconde fête

Avec la déclaration de guerre, en quelques heures, la fête est finie, une autre commence.* Continue Reading →

La première fête

Grâce à l’installation de l’Hippodrome, désormais, du square d’Anvers à la place de Clichy, le décor de la fête n’est qu’un parcours de lumière et de bruit: des théâtres pour tous les goûts, pour rire, pleurer ou frémir de peur, des programmes qui changent régulièrement, des cafés-concerts et des music-halls, des bals, des cabarets littéraires, le cirque Médrano, et à partir de 1907, des cinémas. Continue Reading →

Toulouse-Lautrec

Dès le début, Lautrec, comme tout le monde, fréquente le Chat Noir, découvre la rivalité de Grille d’Egout et de la Goulue*. Continue Reading →

Le théâtre des plaisirs

Les boulevards continuent d’être le principal théâtre des plaisirs parisiens dans les débuts de la Troisième République, comme ils l’étaient précédemment.

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L’étrange beauté de la difformité

Les chroniques du boulevard jointes aux descriptions des romanciers permettent d’apprécier l’évolution du plaisir dans les lendemains immédiats de l’Empire: à l’odeur terrible des classes populaires succèdent les parfums trop forts des grandes cocottes bruyantes et scandaleuses: les ”Nana” de la Goutte d’Or se métamorphosent en dames pseudo-authentiques qui cachent, derrière leurs éventails, leurs rougeurs de blanchisseuses. Continue Reading →